Directeur.trice.s de Maisons d’Enfants

Touche pas a notre avenir et a ma liberté d’entreprendre !

Avec la réforme, il ne sera plus possible de créer et gérer sa propre crèche. D’une part on oblige tout le personnel (y compris la direction !) à être sous contrat de travail salarié, et d’autre part on interdit aux salarié.e.s de siéger au conseil d’administration. Cherchez l’erreur !

Dans le secteur non-subventionné, une grande majorité des entrepreneur.e.s exercent à la fois les fonctions de direction et de « pouvoir organisateur ».  Nous n’avons pas de comptes à rendre à un pouvoir subsidiant ou à des actionnaires. Nous pouvons laisser libre cours à notre créativité et adapter en toute liberté notre gestion aux besoins qui surviennent chaque jour.

Nous ne comptons pas nos heures car rien n’est plus enrichissant à nos yeux que de voir les enfants grandir et s’épanouir dans une structure dont nous sommes à la fois le cœur et l’âme.

Il est important de respecter les normes d’encadrement, mais aussi et surtout de pouvoir choisir les personnes qui sont à nos yeux les plus compétentes pour garantir la qualité de notre accueil.

Quand on trouve la perle rare, peu importe qu’il ou elle soit employé.e., indépendant.e. ou en formation sous convention de stage. Nos choix humains et économiques nous appartiennent !

La suppression de la possibilité de recruter des indépendant.e.s aura pour conséquence d’augmenter notre « risque social » et les frais de personnel. Cela entraînera immanquablement une paupérisation de notre profession et la disparition de nombreuses structures.

Touche pas au bien etre de nos enfants !

Proposer un accueil d’une qualité optimale est notre ambition au quotidien. Soumettre les crèches à plus de contraintes nous paraît tout à fait contre-productif.

Nous préférerions choisir d’investir dans du matériel ou de multiplier les activités d’éveil et d’épanouissement plutôt que de nous voir imposer sans raisons valables une augmentation des coûts fixes.

Je suis directrice de maison d’enfants dans une petite structure. Je me sens prise au piège avec les mesures de la réforme. Je manque d’informations pour planifier sereinement l’avenir et je me sens soumise au bon vouloir de l’ONE sensé être notre partenaire.  

C.S

Maisons d'enfants

Places en maison d'enfants